Un traumatisme peut te submerger mentalement, émotionnellement et consciemment, ce qui réduit beaucoup ta perception. Les gens qui ont vécu un traumatisme complexe ont souvent tendance à dissocier ou à « décrocher ». Ils ont du mal à se concentrer et à remarquer les détails.
Quand tu ne sais pas ce qui te freine ou tu n’as pas conscience du pouvoir qui sommeille en toi, tu ne peux rien changer. La pleine conscience est la torche qui éclaire ton chemin dans l’obscurité, te permettant de « voir » la réalité avec courage et de « connaître » la vérité avec sagesse. La pleine conscience aiguise ta concentration tout en élargissant considérablement ta compréhension de toi-même et du monde. Associée à la respiration et à un système nerveux calme, c’est l’outil qui rend tout le reste possible.
Le « muscle » de la pleine conscience se renforce grâce à la méditation. Comme de nombreux exercices de méditation seront recommandés plus tard, il est préférable de commencer par clarifier la position assise optimale. Tu te prépares à une séance de méditation comme suit :
Une fois en position, tu peux commencer par les méditations suivantes :
Effectue simplement la respiration carrée à partir de ta position de méditation de base. C’est toujours un bon exercice pour commencer toute méditation, car il te permet de t’ancrer dans ton corps et de « t’arriver ».
Tout en respirant naturellement, fais attention aux éléments suivants :
Fais attention à toute rumination. La plupart des débutants n’ont aucune conscience du contenu de leur esprit. Leurs pensées vont et viennent, les influençant de multiples façons, sans qu’ils sachent pourquoi ils se sentent ainsi.
Tu penses peut-être à ton prochain rendez-vous, ou tu repasses dans ta tête comme un film quelque chose qui s’est passé plus tôt. Tu analyses peut-être le projet sur lequel tu travailles ou tu te demandes comment va telle ou telle personne. Ces pensées superficielles sont un excellent point de départ.
Suggestion : alterne entre les trois méditations ci-dessus pour te faire une idée du potentiel de la pleine conscience.
Fréquence : médite quotidiennement jusqu’à ce que ta conscience s’affine et que ta perspicacité s’élargisse, puis passe aux méditations plus avancées qui viennent ensuite.
Tes pensées superficielles ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Le reste est constitué de tes croyances et de tes idées sur toi-même et sur le monde. Note toutes les pensées qui te viennent à l’esprit dans ton journal et essaie de relier les points. Par exemple, si tu te surprends à penser sans cesse à quel point quelqu’un d’autre est plus attirant ou plus brillant que toi, qu’est-ce que cela révèle de tes propres désirs et croyances à ton sujet ? Si tu n’arrives pas à arrêter de ruminer à propos de quelque chose ou de quelqu’un qui t’agace, quel problème ou traumatisme non résolu se cache derrière tout ça ?
Pendant la méditation, tu remarqueras peut-être une multitude de voix contradictoires dans ta tête. Certaines pensées peuvent être pédantes et angoissantes, présentant une série de scénarios hypothétiques qui mettent en évidence tes inquiétudes les plus profondes. Une autre voix peut être narcissique et grandiose, te rassurant sur le fait que tu es vraiment la personne la meilleure et la plus spéciale. Sinon, elle peut te rappeler sans pitié à quel point tu es une personne horrible.
Alors, laquelle est la bonne ? Laquelle de ces voix et de ces messages te décrit parfaitement ? (Indice : aucune). Ces pensées sont-elles exactes ? En méditant régulièrement et en notant ta pratique de la pleine conscience, tu peux progressivement te faire une idée générale du paysage intérieur de ton ego. Cela peut t’aider à identifier les domaines sur lesquels tu dois travailler dans ton parcours de guérison.
Suggestion : prends l’habitude de noter toutes les pensées dont tu te souviens après chaque méditation.